Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 29 % des 18-75 ans fument régulièrement, l'âge de la première cigarette est en moyenne de 13,5 ans, 18 % des fumeurs adultes (18-75 ans) présentent des signes de dépendance forte...
En ce début d'année, la volonté du gouvernement de bannir la cigarette des lieux publics constitue une autre bonne raison d'arrêter de fumer.
Dans ce dossier, Releya vous accompagne et vous donne quelques conseils pour arrêter de fumer.
A savoir ...
Pour une « Vie sans tabac » Faites-vous aider, votre mutuelle participe aux remboursements des substituts nicotiniques et des thérapies liées à l’arrêt du tabac jusqu’à 50 euros par an.* En savoir plus...
Au sommaire de ce dossier :
Le bénéfice de l'arrêt du tabac
Un fumeur franchit une étape décisive lorsqu'il passe de l'envie d'arrêter le tabac au projet, plus construit et motivé.
La dernière cigarette à peine écrasée, la projection commence :
20 minutes : La pression sanguine et les pulsations du cœur redeviennent normales.
8 heures : La quantité de monoxyde de carbone et de nicotine dans le sang diminue de moitié. Le monoxyde de carbone est un gaz inodore, incolore et très toxique contenu dans la fumée de cigarette, dans les gaz d'échappement...
24 heures : Le risque de crise cardiaque diminue de moitié. Les poumons commencent à éliminer le mucus et les résidus de fumée, le corps ne contient plus de nicotine ni de monoxyde de carbone.
48 heures : Le goût et l'odorat s'améliorent, les terminaisons gustatives commencent à repousser.
72 heures : Respirer devient plus facile, les bronches commencent à se relâcher, on se sent plus énergique.
2 semaines – 3 mois : La toux et la fatigue diminuent, on récupère du souffle et on marche plus facilement.
1-9 mois : Les cils bronchiques repoussent, on est de moins en moins essoufflé.
1 an : Le risque d'infarctus du myocarde diminue de moitié, le risque d'accident vasculaire cérébral rejoint celui d'un non-fumeur.
5 ans : Le risque de cancer du poumon diminue presque de moitié.
10-15 ans : L'espérance de vie redevient identique à celle des personnes n'ayant jamais fumé.
Quelques conseils pour mettre à bas le tabac
Un objectif, plusieurs aides Bien sûr, vous pouvez tout arrêter seul, grâce à votre force de volonté et peut-être avec l'aide d'un livre ou d'un guide. Mais pourquoi jouer avec le feu alors qu'il existe de nombreux moyens pour vous aider ?
. Le professionnel de santé Au cours des 6 premiers mois de votre sevrage, les conseils et l'accompagnement de votre médecin ou de votre pharmacien seront précieux. Vous pouvez également recourir à une consultation spécialisée d'aide à l'arrêt tabagique. Tabac Info service: 0825 309 3 10 du lundi au samedi, de 8 h à 20 h (0,15 euro/min). www.tabac.gouv.fr
. Les anciens fumeurs D'autres avant vous ont essayé d'arrêter ou ont déjà réussi. Échangez avec eux, prenez conseil... Rien de tel que le vécu pour connaître les pièges et les bons réflexes de la lutte antitabac.
. La relaxation et les techniques respiratoires Le stress est souvent associé au désir de fumer, des séances de relaxation pourront vous aider à retrouver votre bien-être.
. Le soutien psychologique Il donne des outils pratiques aux fumeurs et les motive. Le travail se fait sur l'affirmation de soi, savoir dire non, sur une bonne gestion du stress, sur les stratégies d'urgence en cas de rechute.
La dépendance "nicotinique"
Il n'est pas rare d'entendre un fumeur dire «j'arrête quand je veux» et d'allumer une cigarette quelques secondes plus tard. Le tabac est une addiction. Pour en guérir, mieux vaut être conscient de sa dépendance et avoir la volonté de s'en libérer.
La dépendance physique disparaît, en moyenne, en quelques semaines, mais la dépendance psychologique est plus longue à s'estomper. C'est pourquoi l'arrêt du tabac sur un coup de tête comporte des risques de rechute.
Plusieurs mois sont nécessaires pour annihiler les envies fortes de tabac. Dans tous les cas, le simple fait de fumer une cigarette quelques années après l'arrêt peut relancer la dépendance comportementale.
Evaluez votre dépendance
Le test de Fagerstrom, universellement utilisé pour évaluer le degré de dépendance physique à la nicotine, peut aider à cette prise de conscience.
Dans les semaines qui suivent votre arrêt du tabac, le désir de fumer pourra se manifester brusquement, fréquemment et intensément. Cela ne dure que 3 ou 4 petites minutes, qui peuvent suffire à vous faire craquer.
Lors de ces « crises », vous pouvez par exemple: - boire un grand verre d'eau, - manger un fruit, - respirer profondément, - changer d'activité ou de pièce, faire autre chose pour vous occuper l'esprit, - passer un coup de téléphone à l'un(e) de vos ami(e)s, - mâcher un chewing-gum (sans sucre).
L'essentiel est d'occuper l'instant.
Les substituts nicotiniques
Ils fournissent à votre corps l'équivalent de la nicotine contenue dans la cigarette, comblant ainsi le besoin de fumer. Une dose adaptée à la consommation du fumeur supprime le manque et la dépendance physique.
Vous en trouverez deux types : - Les substituts à la demande comme les gommes ou les comprimés sublinguaux - Les substituts en continu comme les timbres placés sur la peau qui libèrent de la nicotine toute la journée.
Quel que soit votre choix, sachez que les substituts ne suppriment pas la dépendance psychologique ou comportementale, d'où la nécessité de les associer à une alimentation saine, un bon sommeil ou une activité physique régulière.
Enfin, ne supprimez jamais trop brutalement la prise de substituts nicotiniques, donnez à votre organisme le temps de se désaccoutumer.
Quand l'argent part en fumée
Le tabac coûte de plus en plus cher aux fumeurs mais il est parfois difficile de mesurer le coût du tabagisme à long terme.
Un simple calcul est pourtant révélateur : un fumeur consommant un paquet de 20 cigarettes par jour dépense 150 euros par mois. À l'année, cette somme s'élève à 1 800 euros.
Si ce même fumeur prenait la décision d'arrêter le tabac, il pourrait, grâce à l'argent économisé : En 1 mois : Payer une année de sport en club ou de pratique artistique En 2/3 mois : Acheter un lave linge En 4 mois : Acheter un ordinateur de bureau En 5 ans : Acheter une voiture de ville neuve
Un argument de poids
Un fumeur qui envisage d'en finir avec le tabac a bien souvent en tête la prise de poids qui en résulterait.
Il est vrai qu'en moyenne, à égalité d'âge, de sexe et de taille, un fumeur pèse deux kilos de moins qu'un non-fumeur. L'explication est simple: la nicotine agit sur le métabolisme et permet au fumeur de brûler plus de calories. Mais la prise de poids due à l'arrêt du tabac n'est en aucun cas une fatalité.
Il ne s'agit pas d'ajouter le poids d'un régime aux difficultés du sevrage mais de respecter des règles simples. . évitez les aliments gras (charcuterie, pâtisserie, certains fromages, plats en sauce), . préférez les viandes maigres, les poissons, les fruits et les légumes, . modérez votre consommation d'alcool, . buvez de l'eau régulièrement tout au long de la journée, . augmentez votre activité physique au quotidien : préférez les escaliers aux ascenseurs et aux escalators, déplacez-vous à pied. Une marche rapide permet de brûler autant de calories que la consommation de 20 à 30 cigarettes.
Vous pouvez commencer à respecter ces règles alors que le sevrage n'est pas encore commencé : elles seront d'autant plus faciles à tenir par la suite.
Prise en charge du traitement par la Sécu et la participation de Releya
A compter du 1er février 2007, la Sécu prend en charge le coût des substituts nicotiniques dans la limite de 50 euros par an et par personne entre en vigueur.
Pour bénéficier de cette prise en charge, vous avez besoin d’une prescription médicale établie par votre médecin, sur une ordonnance réservée exclusivement aux substituts nicotiniques. Ces produits à base de nicotine et vendus en pharmacie concernent les patchs, gommes, pastilles ou inhalateurs.
Votre pharmacien vous délivrera les patchs, gommes ou comprimés qui vous ont été prescrits. C’est à vous de régler directement votre pharmacien. Vous serez ensuite remboursé par votre caisse d’Assurance Maladie dans la limite de 50 euros par année civile et par personne. Vous n’êtes pas obligé d’acheter le traitement en une seule fois, vous pouvez échelonner vos achats.
En plus du remboursement Sécu, RELEYA prend en charge le sevrage tabac (produits et traitement à 50%) dans le cadre d'un forfait prévention global annuel d'un montant de 100€ par personne*.
Une affaire de convenances ?
Si pendant de longues années, la relation entre fumeur et non-fumeur a plutôt été affaire de convenance, elle se décline aujourd'hui en terme d'intoxication. Désormais, la preuve scientifique est faite que le tabagisme passif constitue un réel risque pour la santé. À titre d'exemple, on sait que les risques d'accident cardiaque et de cancer du poumon augmentent de 25 % pour un non-fumeur vivant avec un fumeur.
Instauration de l'interdiction de fumer
Le gouvernement a instauré par le décret n° 2006-1386 du 15 novembre 2006 l'interdiction de fumer dans les administrations, les établissements d'enseignement, les entreprises et les magasins applicable au 1er février 2007. En raison des aménagements rendus nécessaires par le décret, les bars-tabac, restaurants et discothèques auront jusqu'au 1er janvier 2008 pour s'exécuter.