La foire aux questions "Solaire"



Ci-dessous les questions les plus fréquemment posées, classées par thèmes :
     Les ultraviolets "solaires"
     Les ultratviolets "artificiels"
     Se protéger
     Le bronzage
     Les effets sur la santé
     Les enfants




Source : Sécurité solaire

Les ultraviolets « solaires »

Qu'est ce que l'Index UV ?

De la même manière que l'échelle de Beaufort qualifie la force du vent, l'index UV exprime l'intensité du rayonnement UV et le risque qu'il représente pour la santé.
Recommandé par les Organisations Mondiales de la Santé et de la Météorologie, l'Index UV est communiqué généralement pour une tranche de 2 à 4 heures autour du midi solaire (14h env, heure française légale d'été). La latitude, l'altitude, la date, l'heure, le niveau de la couche d'ozone, les nuages sont les principaux facteurs de variation de l'intensité du rayonnement UV émis par le soleil.

Comment connaître l'Index UV des pays où j'envisage de voyager ?

C'est une bonne question car selon les pays et la saison, l'Index UV peut varier très fortement. Pour connaître l'intensité des UV de votre prochaine destination, rendez- vous sur le site de Sécurité Solaire (www.soleil.info) à la rubrique : L'Index UV dans le monde

Comment connaître l'Index UV du jour en France ?

Les prévisions de l'Index UV en France sont disponibles sur notre site internet. Si vous n'emmenez pas votre ordinateur et sa connexion Internet en vacances, retrouvez l'Index UV dans votre journal, à la radio ou à la télé. Consultez la liste des média sur le site de Sécurité Solaire (www.soleil.info) qui reprennent ces informations.

Les UV provoquent-ils une sensation de chaleur ?

Non aucune. Méfiez-vous de vos impressions ! Les UV sont invisibles et ne chauffent pas. Ils peuvent provoquer des coups de soleil sans qu'on ressente la moindre sensation de chaleur. En montagne, la température baisse avec l'altitude alors qu'au contraire l'Index UV augmente. Lorsqu'il y a du vent, ou après une baignade, on ressent une certaine fraîcheur, pourtant le niveau d'UV peut être très fort voire extrême.

Les UV traversent-ils les nuages ?

Oui en partie. Par exemple, un voile nuageux d'altitude laisse passer environ 90% des UV. A l'inverse les nuages épais, sombres et de basse altitude stoppent de très grandes parties des UV. Entre ces deux extrêmes, les nuages laissent passer des quantités relativement variables d'UV. Le risque essentiel étant qu'ils arrêtent par contre plus d'infrarouge, ce qui fait baisser la température et plus de lumière visible, ce qui donne souvent un faux sentiment de sécurité.

Quelles sont les heures dangereuses au soleil ?

L'intensité des UV ou le danger des expositions solaires n'est pas uniquement lié à l'heure de la journée mais également à la saison et la latitude du lieu où l'on se trouve. Par exemple, en France, de novembre à février, l'Index UV en plaine reste à des niveaux faibles ou modérés toute la journée. Par contre, de mai à septembre, l'Index UV atteint des niveaux élevés à extrêmes entre 12 et 16 heures (heure d'été). C'est pendant cette période, où l'on reçoit plus de 50 % des UV de toute la journée, qu'il convient de ne pas s'exposer sans un maximum de protection.

Comment savoir si le soleil auquel on est exposé est particulièrement dangereux?

En matière de santé, les rayons ultraviolets émis par le soleil peuvent être «particulièrement dangereux » par leur nature tout à fait trompeuse (*) et, bien sûr, par leur intensité. Pour connaître cette dernière, on peut de plus en plus facilement consulter l'Index UV, notamment au sein des programmes météo télévisés d'été et sur Internet. A partir d'un Index UV 9, le rayonnement UV est généralement considéré comme extrême et présente de réels dangers. Si vous ne disposez de ces informations, regardez sur un plan horizontal la taille de votre ombre. Si celle-ci est courte ou très courte, cela signifie que le soleil est haut dans le ciel, vous pouvez être certain que le niveau d'UV est très élevé, voire extrême. En général, vous devez craindre le soleil des tropiques dans les 4 à 6 heures autour du midi solaire, l'Index UV variant de 7 (très fort) à 14 (extrême) selon le mois de l'année et la latitude précise à laquelle vous vous trouvez. Enfin, en montagne, vous vous méfierez particulièrement d'un soleil radieux après des chutes de neige. L'altitude et la réverbération peuvent doubler la quantité d'UV que vous recevez.

Pourquoi l'intensité des UV augmente en montagne ? 

Contrairement à une idée largement répandue, ce n'est pas parce qu'en altitude on se rapproche du soleil, quelques centaines de mètres sur 150 millions de km (distance moyenne pour se rendre sur le Soleil au départ de la Terre) ne représentant qu'un " rapprochement relatif "… Ces quelques centaines, voire quelques milliers de mètres représentent par contre une sérieuse diminution de la quantité d'atmosphère traversée par les rayons avant de nous atteindre…De plus, la réverbération des rayons sur la neige peut augmenter très fortement les quantités d'UV reçues par la peau et par les yeux. Une neige fraîche peut réfléchir 90 % des UV qu'elle reçoit.

Les ultraviolets « artificiels »

Les UV artificiels sont-ils dangereux pour la santé ?

Les UV artificiels, se cumulant aux doses d'UV reçues du Soleil, accélèrent le vieillissement de la peau et augmentent le risque de cancer cutané. Excepté donc si on ne fait que quelques séances par an (moins de 10) et si on ne s'expose que modérément au soleil par ailleurs, les UV artificiels doivent être considérés comme dangereux…De plus, il y a des risques de brûlure cutanée grave en cas de dérèglement des lampes ou de prise de certains médicaments ou d'application de certaines pommades ou parfums ou encore de séances trop longues. Il y a également des risques de brûlure oculaire si on ne porte pas de lunettes adaptées...

Les UV artificiels sont-ils bons pour la santé ?

Non ! La loi française interdit d'ailleurs dans toute publicité de " faire référence à un effet bénéfique pour la santé ". En effet, contrairement à certaines idées trop largement répandues, les UV ne font pas de bien à notre moral (c'est la lumière visible reçue par les yeux et non les UV par la peau), des séances d'UV ne sont pas nécessaires à la synthèse de la vitamine D, (ne pas vivre dans une cave suffit), des séances d'UV ne préparent pas vraiment la peau (la protection apportée par un bronzage aux UV artificiels est faible car il n'y a pas d'épaississement cutané). Néanmoins, sous un strict contrôle médical, les UV artificiels peuvent être utilisés pour traiter certaines maladies comme le psoriasis...

Se protéger

Est ce que rester à l'ombre protège du soleil ?

Oui bien sur ! Mais de manière très différente selon l'abri à l'ombre duquel l'on se trouve. Pour bien comprendre cela, il faut savoir que le rayonnement direct, c'est-à-dire celui qui nous parvient « en droite ligne » du soleil, représente seulement la moitié des UV que nous recevons. L'autre moitié, le rayonnement diffus, nous atteint d'un peu toutes les directions par un phénomène de « diffraction » ou « diffusion » du rayonnement dans l'atmosphère. C'est pourquoi, à l'ombre, nous sommes d'autant plus protégés que l'abri est bas et que sa surface est grande. Ainsi à l'ombre d'un palmier haut de quelques mètres, nous serons bien moins protégés qu'à l'ombre d'un vieux saule pleureur. Sous un parasol, nous sommes presque totalement protégés du rayonnement direct, presque pas du diffus et encore moins des rayons réfléchis par le sable. Pour être vraiment bien protégé, l'idéal consiste à le planter le plus bas possible, l'orienter vers le soleil et ne pas hésiter à réduire les surfaces laissées ouvertes côté soleil, par exemple en laissant pendre des serviettes de bain ou en plaçant un second parasol.

Comment se protéger efficacement des effets néfastes du soleil ?

Se protéger efficacement, c'est d'abord identifier et ne pas défier un soleil trop agressif. C'est ensuite quelques gestes simples : porter un chapeau à larges bords ou au moins une casquette (on prendra soin alors de protéger ses oreilles avec de la crème), des lunettes de soleil bien enveloppantes de catégorie CE 3 ou 4, porter des vêtements légers et appliquer sur les zones exposées une crème solaire FPS 25 ou plus si votre peau est particulièrement sensible ou si vous vous exposez à un rayonnement extrême.

La crème « écran total » existe-t-elle ?

Non. Malgré l'utilisation de cette expression par de trop nombreux fabricants de produits solaires, la crème « écran total » n'existe pas. Une crème, même avec un spectre large, c'est-à-dire qu'elle filtre les UVB et les UVA, reste un filtre et non une barrière infranchissable pour les UV. Un produit de protection solaire, c'est comme un tamis dont les trous sont d'autant plus petits que le facteur de protection solaire (FPS) ou l'indice de protection (IP) est élevé.

Comment bien choisir et bien utiliser un produit solaire ?

Avant la question du choix d'une crème solaire, il faut bien préciser pourquoi on va l'utiliser. Nul doute à ce sujet ! La seule raison valable, c'est limiter l'agression du soleil, et non rester exposé plus longtemps. Imaginons qu'au prétexte que vous venez de changer vos plaquettes de frein, vous conduisiez plus vite qu'auparavant, serez-vous plus en sécurité ? Rien n'est moins sûr ! Ceci précisé et respecté, l'usage de produits solaires s'avère bénéfique voire indispensable.
Pour répondre simplement à la question du choix d'une crème, nous recommanderons comme un bon compromis, un facteur de protection solaire (FPS ou IP) de 25 environ pour la majorité des types de peau et d'ensoleillement. Pour des conditions extrêmes, c'est-à-dire pour un soleil tropical ou de haute montagne (Index UV de 9 ou plus), ou encore en raison d'une peau extrêmement sensible, l'usage d’un produit plus protecteur (FPS ou IP 40 voire 50) sera recommandé.
Enfin, pour qu'un produit soit réellement protecteur, il faudra le réappliquer régulièrement, toutes les heures, au plus toutes les 2 heures. Peut-être plus souvent encore si vous vous baignez, vous essuyez avec une serviette, vous (et votre enfant) vous roulez dans le sable etc… Dernier conseil, n'oubliez aucune zone exposée, particulièrement les plus sensibles : oreilles, nez, coup, épaules, nuque, haut du dos, arrière des genoux, mollets, dessus des pieds…

Comment se protéger du soleil l'hiver en montagne ?

Pour protéger ses yeux, il n'y a pas d'autre moyen que le port de lunettes ou de masques de ski. Les lunettes de Soleil, si ce ne sont pas de véritables lunettes de glacier avec protections latérales, devront impérativement avoir une forme bien enveloppante. Ces dernières comme les masques devront filtrer 100 % des UV et afficher la catégorie CE de protection des verres. Une catégorie CE 3 au minimum est nécessaire par tous les temps, la catégorie 4 les jours de grande luminosité.
La protection de la peau des zones exposées au soleil passera obligatoirement par l'application fréquente de produits solaires. 2 applications (une le matin, une l'après midi) au minimum, 3 à 4 applications si vous passez la journée sur les pistes.
En montagne particulièrement, le produit solaire doit présenter une protection efficace vis-à-vis des UVA, mais le choix s'effectuera avant tout sur son facteur de protection solaire (FPS ou IP), au moins égal à 25. Un FPS 40 ou supérieur sera recommandé aux peaux les plus sensibles et à tous ceux qui s'exposent beaucoup (toute la journée, au printemps, en très haute altitude).
Pour plus d'efficacité, on choisira plutôt une crème qu'un spray ou qu'un lait, la texture plus épaisse de la crème permettant d'appliquer plus de produit. On n'hésitera pas non plus à utiliser un stick, bien entendu pour les lèvres mais également pour les zones les plus exposées (nez, oreilles).

Bronzage

Les autobronzants protègent-ils du soleil ?     

Non, pas de manière significative. Les autobronzants colorent la p  » n'est pas protégée. Fin juin et juillet, entre 12 et 16H, les niveaux d'UV sont parmi les plus élevés de l'année (Index 7/8 très fort au niveau de la mer en France métropolitaine), une peau sensible, même autobronzée, recevra un coup de soleil sérieux en une heure environ d'exposition sans protection. La brûlure grave, avec cloque (phlyctènes), peut survenir en moins de deux heures.

Comment faire durer son bronzage plus longtemps ?

Rappelons d'abord ce que nous devons tous savoir : Nous sommes inégaux face au soleil, les peaux les plus claires ne peuvent pas espérer obtenir un bronzage foncé… Pour que le bronzage des vacances dure plus longtemps, il faut d'une part l'obtenir progressivement sans prendre de coup de soleil, signe de « dégâts » cutanés et de millions de cellules expulsées lorsque inexorablement la peau pèlera. D'autre part, une fois bronzé, il faut limiter les expositions aux heures dangereuses, continuer de se protéger et hydrater sa peau.

Le bronzage est-il une protection ou le signe d'une agression ?

Les deux, dans des proportions variables selon les individus. Certaines cellules de la peau, les mélanocytes, fabriquent sous l'action des UV une substance colorée, la mélanine autrement appelée « bronzage » qui absorbe une partie du rayonnement. Pour ceux qui ont beaucoup de mélanocytes et donc bronzent facilement, sans prendre de coups de soleil, le bronzage obtenu sera plutôt une protection mais également demeurera aussi le signe d'une agression. Pour ceux qui bronzent difficilement, qui prennent des coups de soleil facilement, le bronzage sera surtout synonyme d'agression. Dans tous les cas, le bronzage ne constitue pas une protection totale contre les UV…

Faut-il utiliser des autobronzants ?

Les autobronzants permettent d'avoir un teint hâlé plus ou moins foncé. Ils colorent les couches supérieures de l'épiderme sans solliciter les mécanismes de défenses naturels de la peau. Notamment, ils n'entraînent ni épaississement cutané ni production de mélanine, phénomène plus connu sous le nom de bronzage. Ainsi les consommateurs d'autobronzants peuvent assouvir leur désir d'être bronzé toute l'année sans accélérer le vieillissement de leur peau ni augmenter le risque de développer un cancer de la peau.

Les effets sur la santé

Le soleil est-il dangereux pour mes enfants ?

Indiscutablement la réponse est oui. Avant 2 à 3 ans, les enfants (hormis les bébés qui ont la peau noire évidemment) n'ont pas ou presque pas de défenses face au soleil. Leur peau est plus fine, laissant de plus grandes quantités d'UV agresser les couches basales de l'épiderme. Leur cornée, également plus fine, laisse plus d'UV traverser le cristallin et atteindre la rétine.
Ce n'est qu'à la puberté que les glandes sébacées, réceptives à la forte production d'hormones, vont contribuer à l'épaississement de l'épiderme. Le résultat est une certaine protection naturelle contre les UV.

Les UV ont ils des effets bénéfiques pour la santé ?

Oui mais en nombre très limité. Des séances d'UV ou des expositions solaires sont ainsi recommandées mais également contrôlées par les médecins pour le traitement de maladies comme le psoriasis ou le vitiligo.
Par ailleurs, de très courtes expositions de faibles surfaces de la peau aux UV ont un effet bénéfique reconnu. Ils contribuent à la synthèse de la vitamine D qui permet la fixation du calcium sur les os et prévient ainsi le rachitisme et l'ostéoporose.
Enfin, la lumière visible et non les UV améliore notre moral. Des séances de lumino-thérapie ou des séjours au soleil sont souvent prescrits pour traiter les cas de dépression saisonnière.

Le soleil est-il vraiment dangereux pour la santé ?

Oui, si l'on en abuse. Les surexpositions solaires, particulièrement pendant l'enfance, entraînent essentiellement une augmentation des risques de cancer de la peau et de cataracte. Les UV naturels comme artificiels sont également reconnus responsables de brûlures cutanées et oculaires, d'allergies. De plus, l'exposition aux UV diminue l'efficacité du système immunitaire et accélère le vieillissement de la peau.

Quels sont les principaux comportements et situations à risques ?

Evidemment exposer sa peau et ses yeux sans protection aux heures d'ensoleillement maximum. Prendre des coups de soleil, faire des séances d'UV, faire « le lézard » sur la plage pendant toute la durée des vacances, s'endormir sous un parasol et se réveiller en plein soleil … Se croire totalement protégé parce qu'on reste à l'ombre, parce que le ciel est couvert, ou encore parce qu'on est déjà bronzé. Rester des heures et des heures au soleil parce qu'on a appliqué sur sa peau un « écran total».Utiliser un produit solaire trop peu efficace (FPS inférieur à 15). Utiliser un produit de haute protection (FPS 25 ou +) mais oublier de l'appliquer sur certaines parties du corps exposées. Se croire en sécurité parce qu'il ne fait pas chaud ou parce qu'on se baigne régulièrement. Se croire nettement moins exposé aux UV parce qu'on est au bord d'une piscine ou dans son jardin plutôt qu'à la plage. Partir en randonnée, en promenade ou pour une demie journée de bateau en oubliant sa crème solaire. Au soleil, porter des lunettes de soleil dont la filtration des verres n'est pas de catégorie CE 3 ou 4 ou porter de lunettes de soleil laissant trop d'ouverture sur les côtés…

Les enfants

Comment protéger mon enfant ?

Avant l'âge de 2 ou 3 ans, il faut simplement veiller à ce qu'il ne reste pas exposé directement aux rayons d'un soleil fort. Si en début et fin de journée (quand le soleil est bas dans le ciel), l'attention peut éventuellement se relâcher (hormis naturellement pour les nourrissons), dès que le soleil commence à être haut dans le ciel, il faudra le vêtir et le garder à l'intérieur, ou au minimum à l'ombre…
A partir de 5 ou 6 ans, il est certain que « protéger son enfant » signifie avant tout l'éduquer. Comment ? En lui montrant le bon exemple notamment en se protégeant soi-même. On peut aussi lui expliquer de façon simple les dangers du soleil (essentiellement le coup de soleil), les situations à risques grâce au jeu de l'ombre (*) et enfin comment se protéger…
Sa protection proprement dite passera surtout par une planification des activités privilégiant la sieste et les activités à l'ombre entre 12 et 16H, par le port aussi souvent que possible d'un chapeau, de lunettes de soleil, d'un tee-shirt, et enfin par l'application fréquente de produit solaire.

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